GENÈVE — La diplomatie congolaise se joue aussi dans la continuité. Derrière les prises de parole officielles, il y a un travail de préparation, de coordination, de représentation et de suivi qui permet à la République démocratique du Congo de maintenir ses priorités au cœur des échanges internationaux.
À Genève, cette mission est notamment assurée par la Mission permanente de la RDC auprès de l’Office des Nations unies et des autres organisations internationales, sous la conduite de Son Excellence Paul Empole Losoko Efambe.
L’accompagnement du ministre des Droits humains, S.E. Samuel Mbemba Kabuya, lors du dialogue interactif du 2 octobre 2026 devant le Conseil des droits de l’homme, en donne une illustration concrète.
Paul Empole, au cœur du dispositif diplomatique
Le 2 octobre, le ministre des Droits humains est intervenu devant le Conseil des droits de l’homme pour présenter la position de la RDC sur la situation des droits humains et les priorités du Gouvernement.
Au nom du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka et du peuple congolais, Samuel Mbemba Kabuya a notamment remercié le Conseil pour l’attention accordée à la situation congolaise et rappelé l’importance de la résolution 60/35 relative à l’assistance technique et au renforcement des capacités en matière de droits humains.
Cette intervention ne s’est pas limitée au constat.
Le ministre a présenté plusieurs priorités : lutte contre l’impunité, justice transitionnelle, médecine légale, protection des droits humains dans le secteur extractif et renforcement des capacités des institutions et des agents publics.
C’est précisément dans cette dynamique que s’inscrit le travail de la Mission permanente de la RDC à Genève.
De Kinshasa à Genève, assurer la continuité
Une intervention ministérielle constitue un temps fort. Mais le travail diplomatique ne s’arrête pas lorsque le micro est coupé.
La Mission permanente doit assurer la continuité des échanges avec les États, les agences des Nations unies, les mécanismes internationaux et les différents partenaires.
Dans le dossier des droits humains, cette continuité est particulièrement importante.
À Genève, la représentation congolaise permet de maintenir le contact avec les interlocuteurs internationaux, de suivre les mécanismes onusiens, de préparer les échanges et de prolonger les messages portés par les autorités congolaises.
Le ministre porte la position politique ; la Mission permanente en assure le relais diplomatique et le suivi.
C’est cette complémentarité qui donne sa profondeur à la présence congolaise dans les enceintes internationales.
La RDC demande une assistance tournée vers des résultats
À la tribune du Conseil, Samuel Mbemba Kabuya a demandé que l’assistance internationale soit davantage orientée vers les besoins concrets des institutions nationales.
Il a notamment cité l’appui à la justice transitionnelle, le renforcement des capacités en matière d’enquêtes médico-légales, l’identification des victimes, les exhumations, la conservation des preuves et la gestion des dépouilles.
Le ministre a également appelé les États membres, les agences des Nations unies, les institutions financières internationales et les partenaires bilatéraux et multilatéraux à mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre de la résolution 60/35.
Ces demandes ouvrent naturellement un important chantier diplomatique : transformer les engagements exprimés à Genève en coopération concrète pour les institutions congolaises.
C’est là que la présence permanente de la RDC prend tout son sens.
Une diplomatie qui ne se limite plus à dénoncer
Le message porté par Kinshasa à Genève s’inscrit dans une logique plus large : faire de la diplomatie un instrument de plaidoyer et d’action.
La RDC, élue membre non permanent du Conseil de sécurité pour 2026-2027, a placé parmi les piliers de sa mandature les droits de l’homme et la démocratie, la réforme du système de sécurité collective, le respect du droit international, ainsi que les questions de paix et de sécurité.
Cette orientation rejoint également le discours diplomatique porté par la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, qui présente le multilatéralisme et la défense des intérêts de la RDC et de l’Afrique comme des axes de l’action extérieure congolaise.
En juillet 2026, lors de la présidence congolaise du Conseil de sécurité, le ministère des Affaires étrangères avait encore mis en avant la volonté de la RDC de contribuer activement à l’élaboration de réponses internationales plus intégrées, préventives et durables.
Thérèse Kayikwamba Wagner : une diplomatie de résultats
Le travail réalisé à Genève prend ainsi place dans une stratégie diplomatique plus globale.
La cheffe de la diplomatie congolaise défend une approche dans laquelle la présence internationale de la RDC doit servir à faire avancer des dossiers concrets et à mobiliser des partenariats.
En juillet dernier, le ministère des Affaires étrangères présentait d’ailleurs l’action de Thérèse Kayikwamba Wagner comme une diplomatie de résultats, combinant défense de la souveraineté nationale, coopération et recherche d’avancées concrètes.
À Genève, cette orientation trouve son prolongement dans le travail quotidien de la Mission permanente.
Le plaidoyer commence dans les salles de réunion, mais il se poursuit dans les contacts, les négociations et le suivi des dossiers.
La vision du Chef de l’État en toile de fond
Cette action diplomatique s’inscrit également dans la vision internationale défendue par le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Le Chef de l’État a régulièrement placé le multilatéralisme, la souveraineté, l’intégrité territoriale et le respect du droit international au centre de son discours diplomatique. En janvier 2026, devant le corps diplomatique accrédité en RDC, il avait notamment insisté sur l’importance du multilatéralisme face aux grands enjeux internationaux.
La diplomatie congolaise cherche ainsi à faire entendre la voix de la RDC dans les enceintes où se discutent les réponses aux crises internationales.
À Genève, Paul Empole et la Mission permanente constituent l’un des relais de cette présence permanente.
Un travail de fond derrière chaque rendez-vous international
L’enjeu dépasse donc la seule visibilité.
Préparer un dossier, analyser les enjeux, coordonner les positions, faciliter les rencontres, maintenir le dialogue avec les délégations et assurer le suivi des engagements : autant de tâches qui donnent à la représentation permanente sa véritable portée.
L’accompagnement du ministre Samuel Mbemba Kabuya au Conseil des droits de l’homme illustre cette articulation entre action gouvernementale et diplomatie permanente.
Le ministre a porté les préoccupations et les demandes de la RDC. La Mission permanente, sous la conduite de Paul Empole, s’inscrit dans le travail diplomatique nécessaire pour prolonger cette parole et maintenir ces dossiers dans les échanges internationaux.
Dans son intervention, Samuel Mbemba Kabuya a résumé l’objectif recherché par Kinshasa : transformer les engagements internationaux en résultats concrets au bénéfice du peuple congolais.
Cette exigence rejoint l’enjeu même d’une diplomatie de résultats.
À Genève, le rôle de la Mission permanente est donc aussi de contribuer à transformer les interventions en dialogue, le dialogue en coopération et la coopération en appui concret aux priorités nationales.
Sous la conduite de Son Excellence Paul Empole Losoko Efambe, la Mission permanente de la RDC poursuit ainsi un travail de représentation, de plaidoyer et de suivi qui accompagne l’action du Gouvernement dans les enceintes multilatérales.
Une dynamique qui s’inscrit dans les orientations de la diplomatie congolaise portée par Thérèse Kayikwamba Wagner, et dans la vision internationale du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
À Genève, derrière chaque prise de parole congolaise, se construit ainsi un travail diplomatique plus discret mais essentiel : faire de la présence de la RDC dans les institutions internationales un instrument de défense de ses intérêts, de mobilisation de ses partenaires et de recherche de résultats concrets.





























