Kyiv — La guerre en Ukraine continue de faire des victimes alors que les initiatives diplomatiques se multiplient à New York. Des frappes russes menées dans la nuit et jeudi matin ont tué au moins huit personnes, selon les autorités ukrainiennes. Six victimes ont été recensées dans une entreprise agricole de Stara Hnylytsia, dans la région de Kharkiv, tandis que deux personnes ont été tuées à Kyiv.
À Kharkiv, les autorités ont également fait état de plusieurs blessés après la frappe contre l’entreprise agricole. Le bilan communiqué dans la matinée a évolué au fil des heures, illustrant la difficulté d’établir immédiatement un bilan définitif après les bombardements. Les autorités ukrainiennes ont affirmé que des drones et des missiles avaient été utilisés lors de cette nouvelle série d’attaques.
L’armée de l’air ukrainienne a affirmé avoir intercepté une grande partie des drones lancés durant la nuit. De son côté, Moscou affirme avoir visé des infrastructures liées à la production de drones, aux télécommunications et à la logistique militaire ukrainienne. Les affirmations militaires des deux camps ne peuvent pas être vérifiées indépendamment dans leur totalité.
Poutine examine l’invitation de Trump au G20
Cette nouvelle escalade militaire intervient parallèlement à une séquence diplomatique engagée par Washington. Les États-Unis ont invité Vladimir Poutine au prochain sommet du G20, prévu à Miami en décembre, où une éventuelle rencontre avec Donald Trump pourrait avoir lieu.
Le Kremlin a indiqué jeudi qu’aucune décision n’avait encore été prise concernant cette invitation. Le porte-parole Dmitri Peskov a déclaré que Moscou appréciait l’invitation mais qu’il était prématuré de parler du contenu ou du calendrier d’un éventuel sommet.
L’ouverture diplomatique américaine intervient alors que Washington a mené des consultations séparées avec des responsables russes et ukrainiens en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. Aucun accord concret n’a été annoncé à l’issue de ces échanges.
L’Europe maintient les sanctions, mais les divergences persistent
Sur le front européen, les 27 États membres de l’Union européenne ont récemment renouvelé une grande partie des sanctions individuelles visant des responsables et entités russes. Mais la décision a également révélé des divergences autour de plusieurs personnalités russes précédemment sanctionnées.
Les noms des hommes d’affaires Alisher Usmanov et Mikhaïl Fridman ont notamment été retirés de la liste européenne, une décision qui a suscité des critiques en Ukraine. Les sanctions contre environ 3 000 personnes et entités ont, elles, été reconduites, avec un mécanisme de réexamen désormais prévu tous les trois ans plutôt que tous les six mois.
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, continue pour sa part de défendre le maintien de la pression économique sur Moscou. Les discussions européennes montrent cependant que, même si les États membres conservent un cadre commun de sanctions, certaines mesures individuelles demeurent politiquement et juridiquement disputées.
Entre intensification des frappes, ouverture de canaux diplomatiques américains et débats européens sur les sanctions, la guerre en Ukraine se joue ainsi simultanément sur le terrain militaire et dans les enceintes diplomatiques internationales.





























