Genève — La République démocratique du Congo entend faire entendre sa voix au cœur des mécanismes internationaux mobilisés face aux urgences sanitaires qui touchent le pays. Le 1er septembre 2026, l’ambassadeur Paul Empole Losoko Efambe, Représentant permanent de la RDC auprès de l’Office des Nations unies et des autres organisations internationales à Genève, a participé à un briefing de haut niveau consacré à la riposte contre l’épidémie d’Ebola en RDC, organisé avec les Nations unies et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à l’intention des États membres.
Tenue au siège de l’OMS à Genève, la réunion a rassemblé plusieurs responsables internationaux de premier plan, dont Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, et Tom Fletcher, secrétaire général adjoint des Nations unies aux affaires humanitaires et coordonnateur des secours d’urgence.
Dans son intervention introductive, Tom Fletcher a d’ailleurs salué la présence du représentant permanent de la RDC, cité parmi les participants engagés dans cette mobilisation internationale autour de l’épidémie.
Une intervention au cœur de la réponse internationale

La participation de Paul Empole Efambe ne relève pas du seul registre protocolaire. Invité à prendre la parole pendant six minutes, le diplomate congolais intervient dans une enceinte réunissant les principaux acteurs susceptibles de contribuer à la réponse internationale : États membres, agences des Nations unies, institutions sanitaires, organisations humanitaires et partenaires techniques et financiers.
Au centre des échanges : la nécessité de mobiliser les ressources financières, les capacités opérationnelles et l’appui international indispensables au renforcement de la riposte contre Ebola.
Pour la RDC, cette mobilisation revêt une importance particulière. L’épidémie intervient dans un environnement humanitaire déjà marqué par d’importants besoins et par des contraintes d’accès à certaines zones. La réponse sanitaire exige ainsi non seulement des moyens médicaux, mais également une coordination étroite entre les autorités congolaises et les partenaires internationaux.
De la réaction à l’initiative diplomatique
Cette multiplication des interventions donne à voir une évolution du rôle de la diplomatie congolaise à Genève : ne pas seulement réagir lorsque la RDC fait face à une crise, mais participer aux espaces où se définissent les réponses internationales.
L’enjeu est particulièrement important pour un pays confronté simultanément à des crises sécuritaires, humanitaires, sanitaires et sociales. Dans chacune de ces situations, l’accès aux mécanismes internationaux de financement, d’assistance technique et de coopération dépend aussi de la capacité diplomatique à maintenir ces dossiers au centre de l’agenda international.
Le briefing consacré à Ebola en constitue une illustration concrète. En donnant la parole au représentant permanent de la RDC aux côtés du directeur général de l’OMS et du responsable humanitaire des Nations unies, Genève devient un espace où la RDC peut exposer directement ses besoins et ses priorités aux États membres et aux partenaires internationaux.
Paul Empole Efambe, relais de Kinshasa dans la Genève multilatérale
Au-delà de la personne du diplomate, cette séquence met surtout en évidence le rôle stratégique de la Mission permanente de la RDC à Genève.
Dans une capitale internationale où se concentrent l’OMS, les agences humanitaires et les institutions spécialisées des Nations unies, la représentation congolaise dispose d’un espace privilégié pour défendre les intérêts du pays et mobiliser les partenaires autour de ses urgences.
L’intervention du 1er septembre sur Ebola illustre ainsi une diplomatie qui cherche à transformer la présence congolaise dans les enceintes internationales en capacité de mobilisation.
Pour Kinshasa, le défi est désormais de convertir cette visibilité diplomatique en résultats concrets : davantage de financements, un renforcement des capacités sanitaires, une meilleure coordination internationale et un accompagnement durable des communautés affectées.
À Genève, la bataille diplomatique autour de la RDC se joue donc aussi sur ce terrain : faire de la voix congolaise non plus seulement une voix qui alerte, mais une voix qui participe à la définition de la réponse internationale.





























