NEW YORK — Le dossier des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) revient au centre de l’agenda diplomatique autour de la crise dans l’Est de la République démocratique du Congo. Le Conseil de sécurité des Nations unies a pris note du protocole de désarmement et de cantonnement présenté par Kinshasa et appelé à sa mise en œuvre rapide, en référence à la résolution 2773.
Cette prise de position place le protocole présenté par la RDC parmi les instruments appelés à contribuer à la mise en œuvre des engagements sécuritaires concernant les groupes armés opérant dans l’Est congolais.
Pour Kinshasa, le désarmement et le cantonnement constituent un volet du processus visant à traiter la question des FDLR dans le cadre plus large des efforts de paix et de stabilisation de la région des Grands Lacs.
Un point de divergence avec Kigali
La lecture de Kigali diffère toutefois de celle avancée par Kinshasa. Les autorités rwandaises contestent la démarche consistant à mettre en avant un protocole spécifique de désarmement et de cantonnement.
Selon la position rwandaise rapportée dans ce dossier, l’accord de Washington privilégierait la neutralisation des FDLR, plutôt que la mise en place d’un protocole distinct consacré à leur désarmement et à leur cantonnement.
Cette divergence porte donc autant sur la méthode que sur la mise en œuvre des engagements sécuritaires.
La résolution 2773 au cœur du processus
L’appel du Conseil de sécurité intervient dans un contexte où la communauté internationale cherche à obtenir des avancées concrètes sur les engagements pris pour mettre fin aux violences dans l’Est de la RDC.
La résolution 2773 constitue à cet égard une référence importante du cadre international relatif au conflit. En appelant à une mise en œuvre rapide du protocole présenté par Kinshasa, le Conseil de sécurité inscrit la question du désarmement des FDLR dans le processus diplomatique en cours.
Reste désormais la question de son application sur le terrain et de son articulation avec les autres engagements régionaux et internationaux.
Au-delà de la controverse entre Kinshasa et Kigali, le dossier des FDLR demeure ainsi un test majeur pour la crédibilité des mécanismes de paix engagés dans la région des Grands Lacs : la capacité des acteurs à traduire les engagements diplomatiques en mesures sécuritaires concrètes constituera l’un des enjeux déterminants de la prochaine étape du processus.





























