Le processus de médiation africaine autour de la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo connaît une nouvelle séquence. Une délégation du Panel des facilitateurs de l’Union africaine (UA) est arrivée à Goma, au Nord-Kivu, ce lundi 5 octobre 2026, pour des échanges de haut niveau avec la haute hiérarchie de l’AFC/M23.
Au cœur de cette mission : les efforts de paix engagés pour mettre fin au conflit dans l’Est du pays, ainsi que l’évolution de la situation sécuritaire dans les zones affectées par les violences armées.
Trois anciens chefs d’État à Goma
La délégation comprend notamment Uhuru Kenyatta, ancien président du Kenya, Mokgweetsi Masisi, ancien président du Botswana, et Sahle-Work Zewde, ancienne présidente de l’Éthiopie. Leur déplacement s’inscrit dans le mandat confié au Panel des facilitateurs dans le cadre du processus africain de médiation.
Le Panel compte officiellement cinq anciens chefs d’État : Olusegun Obasanjo du Nigeria, Uhuru Kenyatta du Kenya, Mokgweetsi Masisi du Botswana, Catherine Samba-Panza de République centrafricaine et Sahle-Work Zewde d’Éthiopie. Cette configuration a été formalisée par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine dans le cadre de la consolidation de la médiation africaine autour de la crise congolaise.
La mission intervient alors que plusieurs initiatives diplomatiques cherchent à obtenir une désescalade durable dans l’Est de la RDC. L’Union africaine travaille notamment à assurer la cohérence entre son propre processus de médiation et les démarches engagées à Doha et à Washington.
Le dialogue avec l’AFC/M23 au centre de la mission
La rencontre de Goma constitue une étape importante dans les consultations menées auprès des différentes parties impliquées dans la crise. Les facilitateurs ont pour mandat de dialoguer avec les acteurs concernés afin de contribuer à la recherche d’une solution politique et durable.
Le Conseil de paix et de sécurité de l’UA avait demandé au Panel de proposer des mesures urgentes susceptibles de contribuer à la désescalade dans l’Est de la RDC. L’objectif affiché par l’organisation continentale est de renforcer une approche africaine coordonnée, en complément des processus diplomatiques existants.
Cette démarche intervient dans un contexte où la mise en œuvre des engagements de paix demeure un enjeu central. L’UA souligne notamment l’importance de la coordination entre les différents processus et du respect des accords conclus.
Des absences au sein du Panel
Deux membres du Panel ne participent pas à cette séquence à Goma. Catherine Samba-Panza est absente pour des raisons de santé, selon les informations rapportées par la presse congolaise.
Quant à Olusegun Obasanjo, son absence serait liée, selon des informations rapportées localement, à une mission urgente concernant les tensions entre l’Éthiopie et l’Érythrée. Cette dernière information doit toutefois être considérée avec prudence en l’absence, à ce stade, de confirmation officielle accessible.
À Goma, les discussions entre les facilitateurs africains et la direction de l’AFC/M23 devraient ainsi permettre d’évaluer les perspectives du processus de paix et les conditions nécessaires à une réduction durable des tensions dans l’Est de la RDC.
Cette nouvelle mission illustre, en tout cas, la volonté de l’Union africaine de maintenir un canal de dialogue avec les différentes parties, alors que la médiation africaine cherche à coordonner ses efforts avec les autres initiatives diplomatiques engagées pour parvenir à une paix durable dans la région des Grands Lacs.





























