Bonne nouvelle sanitaire en République démocratique du Congo. Le gouvernement s’apprête à declarer la fin de l’épidémie de Mpox, après une nette baisse des cas à l’échelle nationale.
Selon le ministère de la Santé publique, les indicateurs sont désormais au vert. Les infections sont passées sous le seuil requis pour déclarer la fin de la riposte. Une annonce officielle est attendue dans les prochains jours.
Le dossier a été présenté lors de la 84ᵉ réunion du Conseil des ministres à Bandundu-Ville. Le ministre Samuel Roger Kamba a souligné « l’évolution positive » de la situation épidémiologique.
Le Mpox, anciennement appelé variole du singe, est une maladie virale. Elle est causée par un virus du genre Orthopoxvirus. Longtemps préoccupante, elle a mis sous pression le système de santé congolais depuis fin 2022.
La tendance s’est inversée. Moins de cas. Moins de décès. Une riposte mieux structurée.
Ce tournant s’inscrit dans une dynamique plus large. En septembre 2025, Organisation mondiale de la santé a levé l’état d’urgence sanitaire de portée internationale. Une décision confirmée au niveau africain par Africa CDC.
Le directeur général de l’Africa CDC, Jean Kaseya, a acté la fin de l’alerte continentale. Une reconnaissance des progrès réalisés, notamment en RDC.
Mais tout n’est pas terminé.
Les autorités congolaises restent prudentes. Le Mpox n’est pas éradiqué. Il demeure endémique dans plusieurs zones du pays. C’est pourquoi l’état d’urgence sanitaire nationale a été maintenu jusqu’à fin mars 2026.
Objectif : réussir la transition.
Passer d’une réponse d’urgence à une gestion durable. Intégrer la lutte contre le Mpox dans le système de santé. Renforcer la surveillance communautaire. Consolider les capacités de riposte rapide.
Le gouvernement insiste aussi sur la préparation. Stocks stratégiques. Plans de contingence. Réflexion sur la vaccination préventive. Financements nationaux renforcés.
Depuis le début de la crise, la RDC a mobilisé plusieurs outils. Le Centre des opérations d’urgence de santé publique a été activé. Un système de gestion des incidents a été mis en place.
Sur le terrain, des campagnes de vaccination ciblées ont été lancées. Avec l’appui de partenaires comme UNICEF.
Mais les défis ont été nombreux. Manque de vaccins. Capacités limitées. Contexte humanitaire complexe. Les enfants ont été particulièrement exposés.
La réponse ne s’est pas limitée au médical. Les autorités ont misé sur la sensibilisation. L’implication des communautés. Même les acteurs traditionnels ont été mobilisés pour lutter contre la stigmatisation.
Aujourd’hui, le pays entre dans une nouvelle phase.
Une phase de vigilance. Car le risque de résurgence existe. Les autorités le savent. Et veulent éviter un retour en arrière.
La fin officielle de l’épidémie sera un signal fort. Mais aussi un test. Celui de la capacité du système de santé congolais à transformer une crise en opportunité durable. La bataille contre le Mpox n’est pas terminée. Elle change de terrain.





























