Un appel solennel. Une invitation à l’introspection. Et surtout, un message adressé bien au-delà des frontières congolaises.
À l’occasion de la journée nationale dédiée au combat du prophète Simon Kimbangu, célébrée ce 6 avril, les autorités traditionnelles de la République démocratique du Congo ont exhorté les Africains à se réapproprier son idéologie. Une prise de parole forte, portée par le Conseil supérieur de l’Autorité traditionnelle et coutumière.
Dans un communiqué officiel, signé par Sa Majesté Nfumu Difima, l’organisation appelle à embrasser « l’esprit Kimbangu » comme levier d’éveil et de renaissance du continent. Une vision qui dépasse le cadre religieux. Elle se veut culturelle, identitaire et politique.
Pour ces gardiens des traditions, Simon Kimbangu incarne bien plus qu’une figure spirituelle. Il symbolise une conscience africaine en quête de dignité, de souveraineté et de reconnaissance sur la scène internationale.
Cet appel intervient dans un contexte particulier. Celui de l’institutionnalisation du 6 avril comme journée fériée en RDC. Une décision saluée par les autorités coutumières, qui y voient un acte fort du président Félix Tshisekedi. Un geste perçu comme un tournant dans la valorisation de l’histoire et des figures fondatrices du pays.
Dans leur message, les chefs traditionnels remercient le chef de l’État pour avoir « rallumé le flambeau du réveil congolais ». Ils l’encouragent également à poursuivre dans cette dynamique, notamment à travers des gestes symboliques comme sa présence à Nkamba, haut lieu du kimbanguisme.
L’appel s’adresse aussi aux fidèles. Ils sont invités à renforcer leur foi et à faire de cette date un moment de consolidation spirituelle.
Au-delà de la commémoration, c’est une ambition qui se dessine : faire de l’héritage de Simon Kimbangu un moteur pour l’avenir. Un socle commun pour penser l’Afrique autrement.




























