À l’occasion de la fête de Pâques célébrée ce dimanche 5 avril 2026, le Cardinal Fridolin Ambongo a lancé un appel solennel aux Congolais : reconstruire la nation par le dialogue, la paix et une véritable communion nationale.
Dans un message adressé aux fidèles de la République Démocratique du Congo, l’archevêque métropolitain de Kinshasa a insisté sur l’urgence de dépasser les divisions qui fragilisent le pays. Pour lui, la communion ne doit pas rester un idéal abstrait, mais devenir une réalité tangible dans les comportements, les décisions et les institutions.
« La communion est une exigence évangélique, mais aussi une urgence nationale », souligne-t-il en substance, invitant les Congolais à panser les blessures accumulées et à restaurer la confiance entre citoyens.
Ce message intervient dans un contexte particulièrement tendu. Entre insécurité persistante à l’est, déplacements massifs de populations, dégradation des infrastructures et climat politique sous tension, le pays traverse une période de profondes turbulences.
Face à ces défis, le cardinal Ambongo refuse toute lecture fataliste. Pour lui, la résurrection du Christ ne doit pas être perçue comme une simple célébration spirituelle, mais comme un appel à l’action. « La Pâques n’est pas une fuite hors de la réalité, mais une invitation à transformer le quotidien à la lumière des valeurs de vérité, de justice et de paix », rappelle-t-il.
Dans cette dynamique, il encourage explicitement les initiatives visant à renforcer la cohésion nationale, notamment le « Pacte pour la paix et le bien vivre-ensemble », présenté comme un cadre concret pour renouer le dialogue et reconstruire le tissu social.
L’homme d’Église s’inscrit ainsi dans une continuité. Déjà, lors de la messe de Noël en décembre dernier, il appelait les responsables politiques, économiques et sociaux à faire le choix courageux de la paix, tout en dénonçant fermement les discours de division et d’exclusion.
Aujourd’hui, son message prend une résonance particulière. Dans un pays marqué par des fractures multiples, il propose une voie exigeante mais essentielle : celle du dialogue sincère et de la réconciliation.
En ce temps de Pâques, symbole de renouveau, le cardinal Ambongo invite les Congolais à poser un acte collectif de responsabilité. Car, au-delà des mots, c’est l’avenir du pays qui se joue dans la capacité de ses citoyens à se rassembler plutôt qu’à se diviser.




























