La situation sécuritaire s’est brusquement détériorée ce mardi 17 mars dans le territoire d’Uvira, au Sud-Kivu. De violents combats opposent, depuis les premières heures de la matinée, les forces armées congolaises appuyées par les wazalendo aux rebelles de l’AFC/M23 dans la plaine de la Ruzizi.
Les affrontements se concentrent notamment dans les localités de Kabunango et Runingu. Sur place, les échanges de tirs sont décrits comme particulièrement intenses. Armes lourdes et légères sont utilisées, selon plusieurs sources locales.
« Les combats sont violents depuis ce matin », rapporte un acteur de la société civile. « Les deux camps ont renforcé leurs positions dans la plaine », ajoute-t-il.
La tension est également signalée dans d’autres villages de la zone. Des combats ont été entendus à Biriba, Kasambura ainsi que dans les environs de Sange. La situation reste confuse, mais les témoignages convergent vers une escalade rapide des hostilités.
Dans cette région proche de la frontière burundaise, la peur s’installe. Les détonations continues provoquent des mouvements de panique au sein de la population. Plusieurs habitants disent s’être réfugiés chez eux ou avoir fui vers des zones jugées plus sûres.
Du côté de la rébellion, le ton est ferme. Les responsables de l’AFC/M23 évoquent une « guerre généralisée », accusant les forces gouvernementales et leurs alliés d’avoir intensifié les opérations militaires dans la zone.
Conséquence directe de cette insécurité : le trafic routier est fortement perturbé. La Route nationale numéro 5 (RN5), axe stratégique reliant Bukavu à Uvira, est actuellement coupée. Aucun mouvement n’est signalé sur ce tronçon, essentiel pour les échanges économiques et les déplacements dans la région.
À ce stade, aucun bilan officiel n’a été communiqué. Mais sur le terrain, les habitants redoutent une aggravation de la situation si les combats se poursuivent dans les prochaines heures.
La plaine de la Ruzizi, déjà fragile, s’enfonce un peu plus dans l’incertitude.






























