La tension monte au Sénat. Le sort de Modeste Bahati Lukwebo, deuxième vice-président de la chambre haute, sera au cœur d’une séance plénière attendue ce mercredi 18 mars 2026.
Les sénateurs sont convoqués pour un rendez-vous décisif. À l’ordre du jour : la mise en place d’une commission spéciale chargée d’examiner une pétition visant sa déchéance. L’information a été confirmée dans un communiqué officiel signé par la rapporteure, Néfertiti Ngudianza.
Cette plénière ne traitera qu’un seul sujet. Le dossier Bahati s’impose désormais comme une priorité politique au sein de l’institution.
À l’origine de cette initiative, le sénateur Dany Kabongo. Il a introduit la pétition dès l’ouverture de la session parlementaire de mars 2026. Depuis, le texte a rapidement gagné du terrain. Plus de 80 sénateurs y ont déjà adhéré, signe d’un malaise réel au sein de la chambre haute.
Les signataires pointent du doigt ce qu’ils considèrent comme une gestion inefficace des fonctions par le deuxième vice-président. Ils évoquent une incapacité à répondre aux exigences du poste et remettent en cause son maintien au sein du Bureau.
La mise en place de la commission spéciale marque une étape clé. Celle-ci aura pour mission d’examiner en détail les accusations et d’évaluer leur pertinence. Son rapport pourrait peser lourd dans la suite du processus.
En toile de fond, une issue se dessine déjà. Si les conclusions de la commission confirment les griefs, une motion de défiance pourrait être engagée contre Modeste Bahati Lukwebo. Une telle évolution ouvrirait la voie à une reconfiguration du Bureau du Sénat.
Ce dossier intervient dans un climat politique sensible, où les équilibres institutionnels restent fragiles. La séance de ce mercredi est donc très attendue. Elle pourrait marquer un tournant majeur au sein de la chambre haute.
Dans les couloirs du Sénat, les discussions s’intensifient déjà. Une chose est certaine : le débat s’annonce déterminant pour l’avenir de cette institution.






























