Le président de la République, Félix Tshisekedi, a décidé de passer à l’action contre la criminalité financière. Le 14 mars 2026, il a signé une ordonnance-loi qui crée un Tribunal pénal économique et financier. Cette nouvelle juridiction aura pour mission de juger les infractions économiques en République démocratique du Congo.
L’objectif est clair : renforcer la lutte contre la corruption et protéger les ressources publiques. Les autorités veulent s’attaquer plus efficacement aux pratiques qui fragilisent l’économie nationale.
Ce tribunal sera chargé de traiter plusieurs types d’infractions. Il s’agit notamment de la corruption, du détournement des fonds publics, de l’enrichissement illicite et du blanchiment d’argent. Toutes ces affaires seront désormais examinées par une juridiction spécialisée.
Le Tribunal pénal économique et financier fonctionnera de manière autonome. Il disposera de ses propres moyens de fonctionnement. Son budget sera inscrit directement dans le budget national.
Le siège principal de cette nouvelle institution sera installé à Kinshasa. Toutefois, l’ordonnance prévoit la possibilité d’ouvrir d’autres sièges à travers le pays. L’objectif est de permettre à cette juridiction d’intervenir sur l’ensemble du territoire.
L’organisation du tribunal reposera sur deux niveaux. Il y aura d’abord une chambre de première instance chargée d’examiner les affaires en premier ressort. Ensuite, une chambre d’appel permettra de revoir les décisions contestées.
La juridiction comptera au minimum quarante juges. Parmi eux, vingt seront des magistrats de carrière. Les vingt autres seront des juges assesseurs. Cette composition vise à renforcer l’expertise dans le traitement des dossiers économiques complexes.
Un parquet général économique et financier sera également mis en place. Il aura pour rôle de mener les enquêtes et de poursuivre les infractions relevant de cette juridiction.
L’ordonnance précise aussi le sort des dossiers déjà en cours. Toutes les affaires liées aux infractions économiques actuellement examinées par les juridictions ordinaires seront transférées vers ce nouveau tribunal dès qu’il sera opérationnel.
Le gouvernement veut aller vite. L’installation effective du Tribunal pénal économique et financier devra intervenir dans un délai de trois mois après l’entrée en vigueur de l’ordonnance-loi.
À travers cette initiative, les autorités congolaises affichent leur volonté de renforcer la transparence dans la gestion publique. Elles espèrent aussi envoyer un signal fort contre l’impunité dans les crimes économiques.






























