Lors du Conseil des ministres des 13 et 14 mars, le président Félix Tshisekedi a donné des instructions strictes pour intensifier la sécurité dans la capitale Kinshasa. L’objectif affiché est de traquer et démanteler les réseaux criminels urbains, notamment les kuluna, responsables de violences, vols et perturbations de l’ordre public.
Le président a demandé un déploiement massif des forces de sécurité jour et nuit, avec une présence dissuasive renforcée dans les quartiers identifiés comme sensibles. Cette mesure vise à limiter la criminalité et à rassurer les populations confrontées à des zones de forte insécurité.
Au-delà de la police et de la gendarmerie, tous les services de renseignement civils et militaires sont désormais mobilisés pour identifier les réseaux criminels, anticiper leurs mouvements et coordonner les interventions. Cette approche intégrée cherche à combiner prévention, renseignement et action directe sur le terrain.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité des opérations déjà en cours, telles que l’opération Ndobo, et reflète la volonté de Kinshasa de frapper simultanément les chefs de réseaux et leurs structures logistiques. Le gouvernement met en avant un objectif clair : réduire durablement l’insécurité dans la capitale et restaurer un ordre public visible.
Les mesures annoncées pourraient accroître l’efficacité des opérations de sécurité, mais elles sont également surveillées par les organisations de défense des droits humains, qui dénoncent le risque de détentions arbitraires ou de violations des libertés civiles. L’équilibre entre maintien de l’ordre et respect des droits fondamentaux demeure donc un enjeu central pour la mise en œuvre de ces directives présidentielles.
La décision de Félix Tshisekedi traduit une approche musclée de la sécurité à Kinshasa, combinant présence physique, renseignement et actions ciblées contre la criminalité urbaine.





























