L’ONG Reporters sans frontières accuse le Mouvement du 23 mars d’avoir détenu des civils, dont au moins deux journalistes, dans des conteneurs métalliques transformés en cellules de fortune à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon le rapport, fondé sur des témoignages, des images satellites et des photographies collectées en 2025, ces conteneurs auraient été installés dans l’enceinte de l’assemblée législative provinciale. Jusqu’à 80 personnes pouvaient y être entassées simultanément, sans éclairage ni ventilation.
Les détenus n’auraient été autorisés à sortir qu’une seule fois par jour, recevant des rations alimentaires minimales. Plusieurs témoignages évoquent également des passages à tabac réguliers, ainsi que des conditions climatiques extrêmes chaleur étouffante en journée, froid intense la nuit.
Des sources citées par Reporters sans frontières font état de décès survenus dans ces conditions de détention. Les survivants auraient été maintenus enfermés pendant plusieurs semaines avant d’être transférés vers d’autres sites.
L’identité des témoins n’a pas été rendue publique pour des raisons de sécurité, dans un contexte où les risques de représailles restent élevés.
Ces accusations s’ajoutent à une série de préoccupations croissantes concernant les violations des droits humains dans les zones contrôlées par le Mouvement du 23 mars, groupe que Kinshasa accuse d’être soutenu par le Rwanda.
Elles interviennent dans un contexte de conflit persistant dans les provinces du Nord-Kivu, où les populations civiles restent particulièrement exposées aux abus, aux déplacements forcés et à l’insécurité chronique.
Face à ces révélations, les organisations de défense des droits humains appellent à l’ouverture d’enquêtes indépendantes et à la mise en place de mécanismes de protection pour les civils et les journalistes opérant dans la région.
Ces allégations, si elles sont confirmées, pourraient constituer de graves violations du droit international humanitaire et accentuer la pression internationale sur les acteurs impliqués dans le conflit à l’est de la RDC.





























