Nouvelle percée rebelle dans l’est de la République démocratique du Congo. Les localités de Humura et Mukohwa, en territoire de Masisi, sont passées sous contrôle de l’AFC/M23 ce dimanche 29 mars 2026.
Les combats ont été intenses. Ils ont duré toute la journée. Selon des sources locales, les rebelles de l’AFC/M23 ont affronté les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les groupes d’autodéfense dits wazalendo.
En fin de journée, les forces loyalistes ont été contraintes de se replier. Humura et Mukohwa sont tombées.
Ces localités se situent dans le groupement Nyamaboko 1, dans le territoire de Masisi, une zone déjà fragilisée par des mois d’affrontements.
Cette avancée rebelle change la donne. Avec la chute de ces positions, ainsi que celle de Ngululu, la cité stratégique de Rutoboko se retrouve désormais sous menace directe.
Rutoboko n’est pas une cible ordinaire. Le site joue un rôle clé dans le dispositif militaire des FARDC. Son stade sert de base logistique. C’est un point d’atterrissage pour les hélicoptères ravitaillant les troupes en première ligne. Sa perte serait un coup dur.
Ce lundi, un calme précaire est signalé à Humura et Ngululu. Mais la situation reste volatile. Une reprise des combats est redoutée à tout moment. Sur le terrain, les lignes bougent sans cesse.
Dans plusieurs zones de Masisi, les positions changent régulièrement de mains. Les affrontements opposent les FARDC et leurs alliés wazalendo aux rebelles du Mouvement du 23 mars (M23).
Les populations civiles paient le prix fort. Déplacements massifs. Villages abandonnés. Conditions humanitaires en forte dégradation. Les habitants fuient à mesure que les combats se rapprochent. Les besoins humanitaires explosent.
Le territoire de Masisi s’enfonce dans une crise prolongée. Cette nouvelle avancée de l’AFC/M23 confirme une tendance inquiétante. Celle d’une montée en puissance des rebelles dans le Nord-Kivu.
Pour les autorités congolaises, le défi est immense; stabiliser la zone; protéger les civils, reprendre le contrôle du terrain mais, sur le terrain, la réalité reste brutale et incertaine.





























