Le Festival International des Arts de la Scène – Série 7 s’apprête à transformer Kinshasa en une plaque tournante de la créativité du 20 au 22 mars 2026. Pour sa deuxième édition, cet événement s’affirme comme bien plus qu’une simple série de spectacles ; il devient un laboratoire vivant où se rencontrent le théâtre, la danse, le cirque et les performances expérimentales. Dans un contexte de renaissance culturelle porté par les nouvelles orientations ministérielles, Série 7 agit comme un catalyseur pour les talents locaux et internationaux, offrant une scène de visibilité exceptionnelle au cœur de la capitale congolaise.
L’originalité de ce festival réside dans sa programmation hybride, qui fait la part belle à l’innovation formelle et à l’engagement thématique. Les spectateurs ne sont pas de simples observateurs, mais les témoins de performances qui interrogent la société congolaise et ses mutations numériques. En accueillant des compagnies venues des quatre coins du monde, le festival favorise un dialogue interculturel essentiel, permettant aux artistes kinois de confronter leurs pratiques aux tendances mondiales de la scène contemporaine. Cette ouverture internationale est la preuve que Kinshasa redevient une escale incontournable pour les tournées artistiques majeures en Afrique centrale.
Au-delà de la dimension festive, Série 7 se distingue par l’importance accordée aux « Rencontres Pros ». Ces espaces d’échange sont cruciaux pour la structuration du secteur des arts de la scène en RDC, souvent marqué par le manque de réseaux formels. En réunissant diffuseurs, directeurs de festivals étrangers, mécènes et administrateurs culturels, le festival crée un marché de la performance. C’est ici que se négocient les futures tournées internationales et que se scellent les partenariats qui permettront aux créations congolaises de s’exporter, notamment vers la future Maison de la Culture à Paris.
Cette édition s’inscrit parfaitement dans la vision de numérisation prônée par la ministre Yolande Elebe. Plusieurs spectacles intègrent désormais des dispositifs interactifs et des technologies numériques, témoignant de la capacité des artistes congolais à s’approprier les outils de la « Digital Nation ». Le festival sert ainsi de vitrine à cette transition, montrant que les arts de la scène ne sont pas en reste face à la révolution technologique. Cette fusion entre tradition orale et modernité digitale définit l’identité même de Série 7, faisant de chaque performance une expérience immersive unique.
L’aspect social du festival ne doit pas être négligé, car il participe à la reconquête des espaces publics et à la cohésion urbaine. En investissant divers lieux de la capitale, Série 7 redonne vie à des infrastructures culturelles parfois délaissées, créant des bulles de liberté et de réflexion au milieu de l’effervescence kinoise. C’est un moment de réconciliation entre la ville et ses créateurs, où l’art descend dans la rue pour toucher un public diversifié, au-delà des élites habituelles. Cette démocratisation de l’accès à la culture est l’un des succès majeurs de cette jeune institution.
La deuxième édition de Série 7 est le symbole d’une RDC qui se projette avec confiance dans l’avenir des industries créatives. En alliant exigence artistique et professionnalisation du secteur, le festival pose les jalons d’une économie du spectacle vivant durable et rentable. Si la première édition avait jeté les bases, cette Série 7 confirme que Kinshasa possède l’énergie et le talent pour devenir la capitale africaine des arts de la scène. Rendez-vous est pris pour trois jours de célébration, où le génie congolais prouvera, une fois de plus, sa capacité universelle à émouvoir et à transformer le monde.






























