À Kinshasa, les conducteurs de taxi-motos, appelés “Wewa”, respirent… sans vraiment comprendre. Le gouvernement provincial a accordé un moratoire de 45 jours pour permettre leur mise en conformité. Une décision censée apaiser les tensions.
Mais sur le terrain, la réalité est toute autre. Beaucoup de motards disent ne pas être au courant. D’autres parlent d’une mesure floue, difficile à appliquer.
« Je ne suis pas informé », confie un conducteur. Un autre reconnaît avancer “à l’aveugle”. Tous pointent le même problème : l’absence de communication claire.
Quels documents faut-il fournir ? Quels contrôles seront effectués ? Personne ne semble avoir de réponse précise. Certains évoquent des autocollants à acheter. D’autres affirment que cette option a été abandonnée. Résultat : confusion générale.
Pourtant, la décision a été prise après concertation. Les ministres provinciaux des Transports et de l’Intérieur, les bourgmestres et des représentants des motocyclistes étaient réunis. Objectif : organiser le secteur et éviter les débordements.
Sur le papier, la mesure est claire. Offrir un délai. Permettre aux motards de se régulariser sans pression.
Mais sans relais d’information efficace, l’initiative peine à produire ses effets. Sur les routes de la capitale, les conducteurs restent dans l’incertitude.
Entre volonté de se conformer et manque de repères, les “Wewa” se retrouvent bloqués.
À Kinshasa, le défi n’est plus seulement réglementaire. Il est aussi communicationnel. Sans explications concrètes, même les meilleures décisions risquent de rester lettre morte.





























