Au Congo-Brazzaville, la page électorale se tourne officiellement. La Cour constitutionnelle a validé, samedi 28 mars, la victoire de Denis Sassou Nguesso à l’élection présidentielle du 15 mars.
Avec 94,90 % des suffrages exprimés, le président sortant renforce son emprise sur le pouvoir. Un score légèrement revu à la hausse par rapport aux résultats provisoires. Le taux de participation est annoncé à 85,99 %.
La Cour a également tranché le contentieux électoral. Elle a rejeté la requête en annulation introduite par Dave Mafoula. Sans avocat, ce dernier s’était présenté devant les juges pour dénoncer plusieurs irrégularités.
Il évoque un scrutin entaché de fraudes. Bourrage des urnes. Corruption. Changement de bureaux de vote à la dernière minute. Des accusations balayées par la décision finale.
Face à ce rejet, Dave Mafoula n’a pas caché sa déception. Il appelle à l’unité nationale. Selon lui, un pays divisé ne peut avancer. Il dénonce également un manque de vérité dans le processus électoral.
Du côté du pouvoir, le ton est tout autre. Me Yvon Eric Ibouanga, avocat du président, salue une procédure transparente. Il évoque un débat contradictoire mené de manière professionnelle. Pour lui, la décision reflète des éléments objectifs.
La décision de la Cour constitutionnelle est sans appel. Elle est irrévocable. Elle met un terme définitif aux contestations.
Pour Denis Sassou Nguesso, cette validation ouvre la voie à un nouveau mandat. Il s’agira du cinquième consécutif. Une longévité politique qui continue de marquer la vie publique congolaise.
Prochaine étape : l’investiture. Elle est prévue le 16 avril. La cérémonie se tiendra dans un stade situé au nord de la capitale. Un moment symbolique pour le chef de l’État et ses partisans.
Mais au-delà des chiffres, des interrogations persistent. Le score élevé du président et les accusations de fraude alimentent les débats. Dans un contexte régional où les processus démocratiques sont scrutés de près, cette élection ne fait pas exception.
Sur le terrain, le climat reste calme. Aucun incident majeur n’a été signalé depuis l’annonce des résultats. Mais les divisions politiques demeurent.
Cette nouvelle victoire confirme la domination de Denis Sassou Nguesso sur la scène politique congolaise. Elle pose aussi la question de l’avenir démocratique du pays.
Au Congo-Brazzaville, le scrutin est clos. Mais le débat, lui, est loin d’être terminé.





























