Des millions de Congolais font face à la famine dans l’Est du pays, alors que le gouvernement multiplie les initiatives pour stabiliser la région. Soutenu par le Rwanda, le rebelle M23 chasse les paysans de leurs terres, bloque les routes et filtre les importations alimentaires au profit de ses alliés. Cet article du Wall Street Journal par Nicholas Bariyo met en lumière ce sabotage systématique des efforts étatiques.
La vision du chef de l’État congolais repose sur une reconquête territoriale et un soutien au monde rural, avec des réformes militaires et des appels à l’aide internationale. Malgré les états de siège et les plans de développement agricole, le M23 impose une administration parallèle dans le Nord et Sud-Kivu. Les terres fertiles restent en friche, et les récoltes pourrissent aux checkpoints rebelles.
Le M23 contrôle les axes vitaux : barrages illégaux taxent brutalement les transports, tandis que les importations sont bloquées sauf celles venant du Rwanda. Des témoignages locaux décrivent des accaparements de champs pour nourrir les combattants, aggravant l’insécurité alimentaire. Plus de dix millions de personnes sont en crise alimentaire aiguë dans l’Est.
À Goma et Bukavu, les marchés se vident, les prix explosent, et les convois humanitaires sont entravés par le groupe armé. Le Programme alimentaire mondial alerte sur des réductions de distributions faute de fonds et d’accès. Les déplacés, des centaines de milliers depuis 2025, pèsent sur les ressources limitées.
Cette famine n’est pas une fatalité mais un outil de domination du M23, soutenu militairement par le Rwanda selon des rapports onusiens. Les efforts diplomatiques de Kinshasa peinent face à cette géopolitique des minerais. Sans pression internationale accrue, la vision présidentielle risque de rester lettre morte.






























