La guerre en Iran est entrée dans une phase critique. Il y a un peu plus d’un mois que la coalition américano-israélienne a lancé sa campagne de frappes contre l’Iran, déclenchant un conflit qui a entraîné dans son sillage la quasi-totalité de la région, passivement comme activement.
Le baril de Brent s’échangeait lundi matin à environ 109 dollars, soit une hausse d’environ 65 % par rapport aux niveaux d’avant-guerre. L’Iran maintient sa mainmise sur le détroit d’Ormuz, fermé aux navires américains, israéliens et de leurs alliés depuis le début du conflit, mais a autorisé le passage de certains navires, notamment les exportations de brut vers la Chine.
Les frappes se succèdent sans relâche. À Haïfa, quatre corps ont été extraits des décombres d’un bâtiment touché par un missile balistique iranien. Le Koweït et les Émirats arabes unis ont activé leurs défenses aériennes en réponse à des menaces imminentes.
Donald Trump a réitéré ses menaces à Téhéran, affirmant que l’armée américaine détruirait ponts et centrales électriques iraniens si le détroit n’était pas rouvert. La réponse de l’armée iranienne a été immédiate, balayant cette “rhétorique grossière et arrogante” et affirmant que cela n’avait “pas d’effet sur la poursuite de l’offensive”.
Sur le terrain humain, les frappes américano-israéliennes ont touché des cibles décrites comme civiles, dont la place Azadi à Téhéran et l’université de technologie Sharif, faisant 25 victimes selon les autorités iraniennes. Le monde assiste, impuissant, à une guerre qui se joue sur plusieurs fronts et dont les conséquences économiques et humaines s’étendent bien au-delà du Moyen-Orient.





























