Le 31 mars 2026 restera gravé dans la mémoire collective. La République démocratique du Congo a obtenu son billet pour le prochain Mondial en battant la Jamaïque lors de la finale des barrages intercontinentaux, se départageant en prolongation grâce à un but d’Axel Tuanzebe à la 100e minute. Une victoire acquise dans l’effort, emblème d’un peuple qui ne renonce jamais.
52 ans après leur unique précédente participation, la fierté congolaise renaît selon les responsables politiques, qui saluent cette qualification comme un symbole de la détermination nationale. Le 1er avril a même été décrété jour férié et payé en RDC, et les rues de Kinshasa ont vibré d’une liesse populaire rare dans un pays si souvent éprouvé.
Mais derrière les klaxons et les drapeaux brandis, une voix s’est élevée pour rappeler l’essentiel. L’attaquant Cédric Bakambu, dans un message adressé à ses compatriotes, a évoqué la souffrance persistante dans l’est du pays. Qualifier un pays, c’est bien. Lui rendre la paix, c’est mieux.
Car pendant que les Léopards fêtaient leur exploit sur les pelouses mondiales, d’autres Congolais fuyaient les bombes dans le Kivu. Cette dissonance tragique dit beaucoup d’un pays immense et contradictoire, capable du meilleur comme de souffrir le pire simultanément. Le football, au moins, offre quelques heures d’unité. Et ça, ça n’a pas de prix.





























