En République démocratique du Congo, plusieurs survivantes de violences sexuelles souhaitent voir le 1er mars consacré à la reconnaissance internationale du combat du docteur Denis Mukwege. À l’initiative de la Fondation Panzi et de l’hôpital de Panzi, un premier “Mukwege Day” a été célébré le 3 mars au Sud-Kivu, en l’absence du prix Nobel de la paix.
Pour ces femmes soignées à Panzi, cette date correspond à l’anniversaire du médecin congolais, né le premier jour du mois dédié aux droits des femmes. Elles y voient un symbole fort. Elles souhaitent que cette journée dépasse le cadre local et soit reconnue à l’échelle mondiale.
Parmi elles, certaines témoignent de parcours marqués par l’extrême violence. Transférées à l’hôpital dans un état critique, elles affirment avoir retrouvé espoir grâce aux soins reçus et à l’accompagnement psychologique proposé par l’équipe médicale. Pour ces survivantes, rendre hommage à Denis Mukwege revient à saluer un engagement de plusieurs décennies en faveur des femmes victimes de conflits.
Le docteur Mukwege a reçu le prix Nobel de la paix en 2018 pour son combat contre les violences sexuelles utilisées comme arme de guerre. À travers cette journée, les organisateurs souhaitent promouvoir un message plus large. Ils veulent sensibiliser à la dignité humaine, à la justice et à la lutte contre l’impunité.
La Fondation Panzi espère faire du “Mukwege Day” un moment annuel de réflexion et d’éducation. Des bourses scolaires ont d’ailleurs été annoncées pour encourager les élèves engagés dans la défense des droits des femmes.
Au-delà d’un hommage individuel, les initiateurs affirment vouloir inscrire cette date dans une dynamique durable. Leur ambition est claire. Faire du 1er mars un symbole international du combat pour la paix et la protection des femmes dans les zones de conflit.






























