Après plusieurs semaines de discrétion, Modeste Bahati Lukwebo a pris la parole publiquement à Kinshasa. Depuis le siège de son parti, l’AFDC-A, le deuxième vice-président du Sénat a abordé sans détour plusieurs dossiers sensibles. Ton direct. Position assumée. Message politique clair.
Premier point : la suspension de William Kazumba, directeur général de l’OGEFREM. Bahati affiche un soutien sans ambiguïté à son cadre. Il affirme avoir consulté les éléments du dossier et estime que l’intéressé aurait respecté les procédures en vigueur. Selon lui, des pressions auraient été exercées pour l’amener à poser des actes contraires aux règles établies. Il en appelle au chef de l’État pour un réexamen de la décision.
Autre sujet évoqué : la controverse liée à des accusations relayées par un dirigeant de la société Bralima. Bahati rejette catégoriquement toute implication dans une structure supposément liée à cette entreprise au Sud-Kivu. Il annonce avoir saisi la justice pour diffamation afin de défendre son honneur. Il rappelle également qu’il est lui-même affecté par l’insécurité dans l’Est du pays, affirmant que ses biens y sont touchés par la guerre.
Sur le débat autour d’une éventuelle révision constitutionnelle, sa position reste constante. Pour lui, la RDC ne souffre pas d’un problème de textes, mais d’un déficit d’application. Il appelle au respect strict de la Constitution en vigueur et invite les responsables politiques à privilégier la mise en œuvre des dispositions existantes plutôt qu’une réforme.
La situation sécuritaire dans l’Est a également occupé une place centrale dans son intervention. Bahati soutient les démarches diplomatiques engagées sur la scène internationale. Il met en garde contre toute banalisation de l’occupation d’une partie du territoire national. Selon lui, aucun dialogue crédible ne peut s’envisager sans retrait préalable des forces étrangères présentes sur le sol congolais.
Tout au long de son allocution, il a tenu à réaffirmer sa loyauté envers le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il dénonce toutefois les manœuvres de certains acteurs qu’il qualifie de courtisans ou de fauteurs de division.
À travers cette sortie médiatique, Modeste Bahati Lukwebo clarifie sa posture. Défense de ses collaborateurs. Protection de sa réputation. Attachement aux institutions. Dans un contexte politique tendu et une crise sécuritaire persistante, il trace ses lignes rouges et réaffirme son rôle sur l’échiquier national.






























