À l’approche de la prochaine session parlementaire, Assemblée nationale de la République démocratique du Congo intensifie ses échanges avec les membres du gouvernement afin d’évaluer la gestion des finances publiques. L’objectif est clair : renforcer le contrôle parlementaire sur l’exécution du budget national.
Jeudi 5 mars à Kinshasa, les membres du Bureau de la chambre basse du Parlement se sont réunis autour de leur président, Aimé Boji Sangara. Cette rencontre de travail a permis d’examiner plusieurs questions liées à la mise en œuvre de la loi de finances et au suivi de la gestion des ressources publiques.
Pour l’occasion, plusieurs responsables gouvernementaux ont été conviés à ces consultations. Parmi eux figuraient notamment le vice-Premier ministre et ministre du Budget, Adolphe Muzito, ainsi que la vice-ministre des Finances, Grâce Yamba Kazadi.
Les discussions ont essentiellement porté sur le niveau d’exécution du budget durant le premier trimestre de l’année en cours. Les parlementaires ont souhaité obtenir des éclaircissements sur deux aspects majeurs : la mobilisation des recettes publiques et la gestion des dépenses de l’État.
Selon le rapporteur de l’Assemblée nationale, Jacques Djoli Eseng’Ekeli, ces échanges ont permis au Parlement de rappeler au gouvernement l’importance du respect strict des règles prévues dans la loi budgétaire. Il a souligné que l’Assemblée nationale, en tant qu’autorité budgétaire, a la responsabilité de s’assurer que les fonds publics sont utilisés conformément aux dispositions légales.
Au cours de ces consultations, une décision importante a également été évoquée concernant le calendrier du contrôle parlementaire. Désormais, l’examen de la loi portant reddition des comptes interviendra plus tôt dans l’année. Au lieu d’être analysé en septembre, ce texte devra être présenté au Parlement au plus tard le 15 mai. Cette réforme vise à renforcer l’efficacité du suivi budgétaire.
La question de la régularité dans l’exécution des dépenses publiques a aussi été abordée. Les parlementaires ont insisté sur la nécessité d’assurer le paiement régulier des agents et fonctionnaires de l’État, un enjeu crucial pour la stabilité sociale.
À travers cette série de consultations, l’Assemblée nationale entend affirmer pleinement son rôle de contrôle et promouvoir une gestion plus rigoureuse et transparente des finances publiques en République démocratique du Congo.






























