Le gouvernement de la République démocratique du Congo s’apprête à engager une vaste opération de vérification du système de paie des agents publics. Cette initiative vise à assainir la gestion de la masse salariale de l’État et à identifier les éventuelles irrégularités dans le paiement des fonctionnaires.
L’annonce a été faite par Christophe Bitasimwa, responsable de l’Inspection générale des finances, à l’issue d’une réunion de cadrage présidée par la Première ministre le 5 mars 2026 à Kinshasa.
Selon lui, les travaux devraient démarrer dans les prochains jours et seront menés sous la supervision directe de la cheffe du gouvernement. L’Inspection générale des finances assurera la coordination technique de l’opération, en collaboration avec plusieurs structures de contrôle de l’État.
Des inspections sectorielles seront notamment mobilisées dans les domaines de la Défense, de la Police, de la Fonction publique et de l’Éducation. L’objectif est de croiser les données administratives et budgétaires afin d’obtenir une image fidèle de la situation réelle des effectifs et des rémunérations dans l’administration publique.
Concrètement, l’audit consistera à comparer trois éléments essentiels : les effectifs budgétaires autorisés par l’État, les agents réellement enregistrés dans l’administration et ceux qui perçoivent effectivement un salaire. Cette vérification permettra d’identifier d’éventuels agents fictifs, des doublons dans les listings de paie, des irrégularités dans les engagements ou encore des dépassements budgétaires.
Les autorités souhaitent ainsi s’assurer que chaque salaire versé correspond bien à un agent en activité et à un service effectivement rendu à l’État.
Pour Christophe Bitasimwa, cette opération ne remet pas en cause le paiement régulier des fonctionnaires. Il a tenu à rassurer que la paie reste globalement stable et qu’aucun arriéré important n’a été enregistré récemment.
Cette initiative s’inscrit dans la volonté exprimée par le président Félix Tshisekedi de renforcer la transparence dans la gestion des finances publiques. Selon lui, l’assainissement du système de paie vise avant tout à protéger les agents régulièrement engagés et à préserver l’équilibre financier de l’État.
Le rapport final de cette mission d’audit est attendu dans un délai maximal de trente jours. Les conclusions devraient permettre au gouvernement d’adopter des mesures correctives pour améliorer durablement la gestion de la fonction publique.






























