Le gouvernement de la République démocratique du Congo reconnaît l’existence de retards dans le paiement des salaires des agents publics. Lors d’une réunion du Comité de conjoncture économique, tenue sous la présidence de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, les autorités ont examiné l’état des finances publiques et les tensions actuelles sur la trésorerie de l’État.
À l’issue de cette séance de travail, le vice-Premier ministre chargé de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a reconnu que plusieurs fonctionnaires connaissent des décalages dans la perception de leurs salaires. Selon lui, ces retards s’expliquent principalement par une pression croissante sur les finances publiques.
Le responsable gouvernemental a évoqué l’augmentation progressive de la masse salariale, mais aussi les dépenses jugées prioritaires dans le contexte actuel. Parmi elles figurent les dépenses sécuritaires liées au conflit dans l’est du pays et les besoins humanitaires générés par la crise.
Face à cette situation, l’exécutif promet une série de mesures destinées à renforcer la mobilisation des recettes et à améliorer le contrôle des dépenses. L’objectif affiché est de stabiliser la trésorerie et de permettre un retour à un paiement régulier des salaires.
« Le gouvernement souhaite revenir à un paiement dans le mois, comme cela se faisait auparavant », a assuré Daniel Mukoko Samba, soulignant que les ajustements en cours devraient progressivement normaliser la situation.
Par ailleurs, le président Félix Tshisekedi a ordonné un audit complet du système de paie de l’État. Cette vérification vise à examiner l’« état liquidatif » afin d’identifier d’éventuelles anomalies et d’assurer une gestion plus rigoureuse de la masse salariale.
Les résultats de cet audit sont attendus dans un délai d’un mois. Ils devraient permettre d’éclairer davantage les autorités sur les déséquilibres budgétaires et sur les réformes nécessaires pour garantir la régularité du paiement des agents publics.
Dans un contexte économique fragile, la question des salaires des fonctionnaires reste un enjeu majeur pour la stabilité sociale et la crédibilité financière de l’État congolais.






























