À Kinshasa, le vice-Premier ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a appelé à bâtir un partenariat industriel structurant entre la République démocratique du Congo et le Japon. C’était à l’ouverture du forum d’affaires RDC–Japon, organisé à l’initiative de l’Ambassade du Japon.
Le message est clair. Pour le gouvernement congolais, l’heure n’est plus à l’exportation brute des minerais. Il faut transformer sur place. Créer de la valeur. Générer des emplois qualifiés. Développer une industrie nationale compétitive.
Le vice-Premier ministre a insisté sur la mise en place de chaînes de valeur autour des métaux stratégiques. Batteries, transformation minière avancée, recyclage, métallurgie de pointe et zones économiques spéciales figurent parmi les priorités. La RDC veut attirer des investissements technologiques capables d’accompagner cette mutation.
Dans un contexte mondial marqué par la forte demande en minerais critiques, il a souligné la complémentarité entre les deux pays. Le Japon dispose d’une expertise industrielle reconnue. La RDC, elle, possède d’importantes réserves minières et un potentiel énergétique majeur, notamment grâce au complexe hydroélectrique d’Inga.
Au-delà des mines, l’agriculture a également été mise en avant. Mécanisation, irrigation moderne, transformation agroalimentaire et formation technique sont identifiées comme des axes stratégiques de coopération.
Ce forum marque ainsi une volonté de passer d’une relation commerciale classique à un partenariat industriel durable, fondé sur la transformation locale et le transfert de compétences.






























