La mort de Karine Buisset, humanitaire française travaillant pour l’UNICEF, dans une attaque de drone à Goma relance les inquiétudes sur la sécurité des travailleurs humanitaires et ravive les tensions autour du conflit dans l’est de la RDC.
La guerre qui secoue l’est de la République démocratique du Congo vient de franchir un nouveau seuil dramatique. Une attaque de drone survenue dans la ville de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, a coûté la vie à une humanitaire française travaillant pour l’UNICEF, suscitant une vive réaction du président français Emmanuel Macron.
La victime, identifiée comme Karine Buisset, était engagée au sein du Fonds des Nations unies pour l’enfance. Elle participait aux opérations humanitaires destinées à soutenir les populations civiles affectées par le conflit armé dans cette région instable. Sa mort illustre les risques croissants auxquels sont confrontés les travailleurs humanitaires présents sur le terrain.
Dans un message publié sur le réseau social X, Emmanuel Macron a exprimé son émotion face à cette disparition tragique. Le chef de l’État français a adressé ses condoléances à la famille de la victime, à ses proches ainsi qu’à ses collègues de l’UNICEF. Il a également appelé au respect strict du droit international humanitaire et à la protection des personnels humanitaires engagés dans les zones de conflit.
Cette attaque intervient dans un contexte militaire particulièrement tendu. La ville de Goma, aujourd’hui sous contrôle du mouvement rebelle AFC/M23, a été visée par plusieurs frappes de drones. Les responsables de la rébellion attribuent ces attaques aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Selon un premier bilan communiqué par les responsables du mouvement rebelle, au moins trois personnes ont perdu la vie lors de ces frappes. Les dégâts matériels seraient également importants dans certains quartiers de la ville.
Au-delà de ce bilan humain, l’incident relance les inquiétudes concernant la sécurité des acteurs humanitaires dans l’est du pays. D’après le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), plusieurs dizaines d’incidents visant les organisations humanitaires ont été enregistrés ces derniers mois dans cette région.
La communauté internationale suit de près l’évolution de la situation. Plusieurs États, dont la France, la Belgique, l’Union européenne et les États-Unis, ont récemment exprimé leur inquiétude face aux violations répétées des cessez-le-feu conclus dans le cadre des initiatives diplomatiques de Washington et de Doha.
Malgré ces efforts diplomatiques, les combats se poursuivent dans l’est de la RDC. Dans ce contexte de tensions persistantes entre Kinshasa et Kigali, la protection des civils et des humanitaires apparaît plus que jamais comme un défi majeur pour la communauté internationale.





























