La crise humanitaire dans l’est de la République Démocratique du Congo continue de se détériorer, avec des chiffres alarmants publiés par le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA). En janvier 2026, ce sont 74 000 nouvelles personnes qui ont été contraintes de quitter leurs foyers, portant le nombre total de déplacés internes à environ 6,47 millions. Plus de 76 % de ces déplacements sont le résultat d’attaques armées.
Dans le secteur de Katoyi, au Nord-Kivu, 13 446 personnes, principalement originaires des villages autour du site minier de Rubaya, se sont réfugiées depuis le 19 février dans l’aire de santé de Kibabi. Ces familles vivent dans des établissements scolaires transformés en centres d’hébergement, où les conditions sont précaires. La structure sanitaire locale fonctionne sans partenaires pour l’appuyer, aggravant les difficultés rencontrées.
Les besoins en alimentation, soins médicaux et articles ménagers sont critiques. Les familles sont confrontées à une pénurie de ressources essentielles pour leur survie au quotidien.
Dans ce contexte difficile, OCHA a lancé un appel à financements de 621,9 millions de dollars pour répondre à la crise humanitaire. Cependant, la réalité est que les financements humanitaires mondiaux sont en déclin, rendant la situation encore plus désespérée.
La communauté internationale doit réagir rapidement pour répondre à cette urgence. Sans un soutien financier adéquat, la vie de millions de Congolais reste en péril, accentuant les souffrances des populations déjà vulnérables. La mobilisation des ressources est essentielle pour offrir de l’espoir et de l’assistance à ceux qui en ont le plus besoin dans cette région en crise.






























