À Ouagadougou, le gouvernement burkinabè renforce son dispositif fiscal. À partir de 2026, le taux de retenue à la source de la TVA passera de 20 % à 30 %. Une mesure qui marque un durcissement significatif de la politique de mobilisation des recettes publiques.
Cette décision s’inscrit dans un contexte budgétaire exigeant. Les autorités cherchent à élargir l’assiette fiscale et à sécuriser davantage les ressources internes. La retenue à la source permet à l’État de prélever directement une partie de la TVA due lors des transactions, limitant ainsi les risques de fraude et de non-reversement.
Selon plusieurs observateurs, cette réforme vise à améliorer la trésorerie publique et à renforcer la discipline fiscale. L’année 2025 avait déjà été marquée par un resserrement des contrôles et une pression accrue sur certains secteurs économiques.
Pour les entreprises, ce changement implique une adaptation rapide des procédures comptables et financières. Certaines redoutent un impact sur leur trésorerie, notamment les PME.
Le gouvernement, de son côté, présente cette mesure comme nécessaire pour soutenir les dépenses prioritaires et stabiliser les finances publiques dans un environnement économique sous tension.






























