L’heure est à l’alerte maximale. Selon plusieurs sources concordantes américaines et régionales, les États-Unis auraient achevé leurs préparatifs pour une opération militaire d’envergure contre l’Iran, qui pourrait être lancée avant la fin de ce week-end. Ce jeudi 19 février 2026, Donald Trump a jeté de l’huile sur le feu en lançant un ultimatum de « dix jours » à Téhéran pour accepter un nouvel accord nucléaire, avertissant que, faute de quoi, « de mauvaises choses » se produiraient. Ce langage, caractéristique de la diplomatie de rupture du 47e président, place la région sur le fil du rasoir.
Sur le terrain, les signes d’une offensive imminente sont sans équivoque. Le déploiement de plusieurs dizaines de chasseurs furtifs F-35 sur les bases aériennes en Jordanie, soutenu par une noria de vols cargo et d’avions ravitailleurs, marque le plus gros renforcement aérien au Moyen-Orient depuis deux décennies. Ce dispositif vient compléter une armada navale déjà impressionnante : le porte-avions USS Gerald R. Ford a rejoint l’USS Abraham Lincoln dans la zone, plaçant les sites stratégiques iraniens à portée de frappe immédiate.
La tension est telle que plusieurs pays, dont la Pologne, ont ordonné ce jeudi à leurs ressortissants de quitter l’Iran sans délai. À Téhéran, le régime tente de projeter une image de calme et de défi. Alors que le mois de Ramadan commence, l’ayatollah Ali Khamenei a participé publiquement à des lectures du Coran, une mise en scène destinée à souder la population face à ce qu’il qualifie d’« agression impérialiste ». En coulisses, les Gardiens de la Révolution multiplient les exercices de tir de missiles et menacent de bloquer le détroit d’Ormuz, une arme économique redoutable.
Malgré l’imminence rapportée des frappes, une mince fenêtre diplomatique semble subsister. Des discussions de la “dernière chance” se seraient tenues à Genève cette semaine sous l’égide du nouveau « Conseil de Paix » instauré par Trump, incluant des médiateurs arabes et turcs. Toutefois, les points de friction restent majeurs : Washington exige le transfert total des stocks d’uranium enrichi hors d’Iran, tandis que Téhéran demande des garanties de sécurité que l’administration Trump refuse catégoriquement de fournir.
Le monde retient son souffle. Si l’attaque se confirme, elle viserait non seulement les infrastructures nucléaires déjà partiellement endommagées lors de la brève « guerre de 12 jours » de juin 2025, mais aussi les centres de commandement militaire. Pour Donald Trump, l’enjeu est de forcer un « changement de régime » ou une capitulation diplomatique totale avant les élections de mi-mandat. Mais pour les observateurs, le risque d’un embrasement régional total, impliquant le Hezbollah et les milices pro-iraniennes, n’a jamais été aussi élevé.






























