Alors que les dépenses militaires mondiales atteignent un niveau record estimé à 2 700 milliards de dollars, le Secrétaire général de l’ONU a lancé un appel pressant en faveur du désarmement lors de la Conférence du désarmement 2026. Devant les États membres réunis à Palais des Nations à Genève, il a martelé que « le désarmement n’est pas un luxe réservé aux temps de paix, mais un outil pratique pour prévenir la guerre, rétablir la confiance et sauver des vies ».
La session 2026 de la Conférence du désarmement (CD), principale instance multilatérale de négociation sur les armes, a débuté le 20 janvier 2026 et se déroule en plusieurs segments. Son segment de haut niveau se tient du 23 au 27 février 2026, réunissant ministres et hauts responsables dans un climat international marqué par la rivalité entre grandes puissances, la modernisation nucléaire et la prolifération technologique.
Au cœur des inquiétudes exprimées par le Secrétariat général figure l’avenir du contrôle des armements stratégiques, alors que le traité New START dernier pilier des limitations nucléaires entre Moscou et Washington arrive à expiration. L’ONU exhorte les États-Unis et la Russie à négocier d’urgence un cadre successeur pour éviter un vide juridique susceptible d’alimenter une nouvelle course aux arsenaux.
Le calendrier 2026 du désarmement multilatéral s’annonce particulièrement dense. La 11ᵉ Conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) est prévue du 27 avril au 22 mai 2026 au siège de l’ONU à New York, avec l’objectif de relancer un régime fragilisé par les tensions géopolitiques et les modernisations nucléaires en cours.
Autre dossier brûlant à Genève : les armes autonomes létales. Un groupe d’experts gouvernementaux doit se réunir du 2 au 6 mars 2026 pour examiner les normes internationales applicables à ces systèmes d’armes intégrant l’intelligence artificielle un champ où l’absence de régulation alimente les craintes d’escalade technologique et de délégation létale aux machines.
Parallèlement, les discussions au sein de l’OTAN sur la dissuasion nucléaire, dont une réunion de haut niveau s’est tenue le 25 février 2026, illustrent la persistance d’une logique de blocs et la difficulté à concilier sécurité collective et désarmement progressif. L’ONU insiste sur la nécessité de mécanismes de transparence et de confiance pour enrayer la dynamique actuelle.
Dans ce contexte de rivalités stratégiques accrues, l’intervention du Secrétaire général vise à replacer le désarmement au cœur de l’agenda de sécurité internationale. À Genève, message central : face à une militarisation mondiale sans précédent depuis la fin de la guerre froide, le désarmement redevient non pas un idéal normatif, mais une urgence pragmatique.






























