Dans un tournant audacieux, le ministre congolais Patrick Muyaya prend la parole pour aborder le vrai problème des FDLR (Forces Démocratiques de Libération du Rwanda) et leur impact sur la situation sécuritaire en République Démocratique du Congo (RDC). Pour la première fois, Kinshasa cherche à démystifier des mensonges propagés pendant des décennies concernant la présence des rebelles hutus rwandais dans l’est congolais. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, le ministre Muyaya affirme clairement que les FDLR sont Rwandais et doivent donc retourner au Rwanda, tout en dénonçant les tentatives de Kigali de justifier son intervention militaire en RDC.
Il critique le discours rwandais qui tente d’expliquer la présence des FDLR en utilisant cette situation pour justifier les opérations militaires dans les régions riches en ressources, souvent aux dépens des Congolais. En rappelant les massacres de juillet dernier, où près de 300 personnes ont perdu la vie, Muyaya souligne que ces actes de violence sont une conséquence directe de l’implication rwandaise.
Le ministre insiste sur le fait que les exactions commises par l’armée rwandaise doivent être considérées comme des agressions contre la population congolaise, dénotant que ces violences sont souvent déguisées en opérations de neutralisation. En fin de compte, le porte-parole du gouvernement congolais appelle à la responsabilité de Kigali, affirmant que la question des FDLR ne doit plus servir d’excuse pour ses interventions en RDC.
Christpain Bamwisamba
Ouragan






























